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Travailler de chez soi

Plus que deux semaines de confinement et les étudiants reprendront le chemin des facs, les lycéens auront peut-être la chance d’être tout le temps en présentiel, quant aux plus jeunes, espérons qu’ils puissent retirer leur masque en cours.

Mais d’ici là, pour une majorité, il faut continuer à travailler de chez soi, ce qui n’est pas toujours chose facile. Je vous livre ici quelques pistes à tester qui vous permettront de gagner en autonomie et en méthode de travail.

 

Comment s’organiser efficacement ?

Se faire un planning :

Chaque semaine, se constituer un planning pour la semaine à venir. Le mieux est de le prévoir le dimanche soir pour être efficace dès la mise au travail le lundi matin.

Comment le faire ?

Choisir une couleur pour y mettre les cours que l’on a en visio ou en présentiel. Ne pas hésiter à le rendre attrayant avec différentes couleurs en fonction des disciplines ou avoir un code par matière (hachures, petits points, etc.)

Puis indiquer d’une autre couleur le temps passé à se détendre : temps de repas, temps de loisirs, temps passé à jouer, à surfer sur l’ordi… sans oublier le temps de votre sortie journalière : cette heure de marche ou de course à pied à laquelle nous avons droit en cette période de confinement !

Exemple

Que vous reste-t-il ? des cases blanches

Un certain nombre de cases blanches (celles qui ne sont ni coloriées, ni hachurées, ni peinturlurées !).

Ces cases sont réservées au travail personnel. À vous d’y alterner les disciplines en fonction du travail demandé par les profs et des évaluations.

Mais attention à cette règle importante : chaque discipline doit être fractionnée et répartie plusieurs fois sur la semaine. Les neurosciences ont bien mis cela en évidence, la mémoire n’en sera que nettement plus productive. Donc, mieux vaut travailler sur 3 fois une heure dans la semaine sur une même discipline que 3 heures d’affilée.

Autre point incontournable : La roue de secours de la semaine

Mettre une roue de secours dans son planning, c’est-à-dire laisser un créneau vide de 2-3 heures qui permet de gérer les imprévus scolaires ou autres. Cette anticipation va permettre de calmer le stress que l’on peut avoir si on accumule du retard ou si on a un événement inattendu à gérer. Lorsque la roue de secours n’a pas servi, c’est le moment de faire une vraie pause détente !

La chronobiologie :

Cette discipline scientifique qui traite des rythmes biologiques montre que nous avons des plages de concentration différentes en fonction des périodes de la journée. En fonction de votre horloge interne, mieux vaut placer un travail important au moment où vous êtes le plus productif. Par exemple, pour ceux qui sont du « matin », autant commencer sa journée par un travail ardu et laisser les exercices plus faciles pour l’après-midi.

 

Comment maintenir son attention ?

Fragmenter

Notre attention est comme un élastique, si on tire trop dessus, il casse ou se détend. Être attentif trop longtemps épuise le cerveau.

Pour que l’attention soit la plus efficace possible, chaque période de travail doit être segmentée par temps de 15, 20 ou 25 minutes en fonction de votre âge et de votre fatigue, et entre les deux moments, une pause est nécessaire. Mais cette pause doit être relativement courte 3 à 5 minutes, elle doit être active (on quitte sa chaise pour bouger physiquement…) et on doit savoir sur quoi on reviendra travailler lorsqu’on reviendra à son bureau.

Donc, je fractionne chaque heure en période de 20 minutes entrecoupée de pauses actives de 3 à 5 minutes.

Je vous mets un lien d’une vidéo sur la méthode Pomodoro qui explique aussi ce principe :

vidéo sur la méthode Pomodoro (tomate en Italien)

Dynamiser son attention

Il est important de dynamiser son attention pour trouver de l’énergie. Une façon de la dynamiser est de se fixer un but clair et sincère (pas de vœu pieux !). S’imaginer atteindre son but et voir la satisfaction que cela apporterait nous remplit d’énergie. Puiser aussi de l’énergie dans les matières qui plaisent. L’énergie ainsi puisée doit vous permettre, pour la suite, d’affronter les matières plus ardues.

 

 

Comment mémoriser ?

Plusieurs mémoires existent : les mémoires transitoires (la mémoire à court terme et la mémoire de travail) et les mémoires permanentes (les mémoires déclaratives et les mémoires non déclaratives (travaux de Marc Crommelinck – professeur en neurosciences à l’université de Louvain)

Les mémoires qui nous intéressent sont les mémoires permanentes, celles dont nous avons besoin pour stocker des choses à long terme, pour les retrouver dans le futur. Ce stockage nous permet d’acquérir une somme de connaissances que nous utilisons consciemment ou non, dès que l’on a besoin. Il faut pour cela s’approprier mentalement les connaissances et se les approprier jusqu’aux réflexes.

Pas question de réfléchir à la pédale de frein, lorsque le feu rouge apparait en voiture devant nos yeux. Nous avons alors acquis un réflexe et notre pied appuie sur le frein sans que nous en ayons eu vraiment conscience.

Pour les cours, c’est la même chose, il faut stocker des règles, des informations importantes pour les avoir sur du long terme, car évidemment pas besoin d’apprendre le cours mot à mot (à moins qu’il ne s’agisse d’une poésie, d’une chanson…).

Premier conseil :

Se faire un schéma sur lequel on marque tout ce qu’on doit retenir (si le chapitre est trop important, segmentez-le en sous-chapitres)

Deuxième conseil :

Installer ces connaissances mentalement en vérifiant de bien les avoir en tête. Pour cela, cacher la perception, c’est-à-dire ne plus rien avoir devant les yeux (ni cours, ni livre, ni schéma…) afin de vérifier que les choses sont effectivement stockées dans sa tête.

Troisième conseil :

La réactivation : Les neurosciences le confirment régulièrement, de petites réactivations régulières permettent une consolidation. Si ce n’est pas fait, cela s’efface avec le temps. (cf. ci-dessous la mémoire en fonction du temps).

 

La bonne nouvelle de tout cela est que tous ces conseils seront toujours valables même lorsqu’on ne sera plus en confinement. Alors, n’hésitez pas à expérimenter dès maintenant.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout et je vous souhaite à tous de pouvoir rapidement vivre sans masque sur la figure !