Les schémas centrés sont beaucoup utilisés actuellement, leur efficacité pour globaliser spatialement a été prouvée. Cependant, ils sont souvent utilisés en dépit du bon sens et mériteraient d’être mieux analysés quant à leurs spécificités d’utilisation.

Armelle Géninet, Professeure de Mathématiques, Formatrice en Gestion Mentale et Auteure de plusieurs ouvrages, a écrit un nouveau livre sur ce sujet. Elle montre qu’il a plus d’une dizaine d’utilisations possibles pour ces schémas et qu’il en existe différentes formes.

Ce nouveau livre va sortir très prochainement (fin sept 2018).

Pour découvrir  Armelle Géninet : https://livre.fnac.com/a8199916/Armelle-Geninet-Faites-les-reussir-en-mathematiques-a-l-ecole

https://www.youtube.com/watch?v=WvUUy5b8JCA

Pour vous donner envie, je vous livre une partie de l’introduction de son ouvrage. (Merci à LCE Formations Belgique pour ce partage) http://www.gestionmentale.eu/blog/outils-daccompagnement/les-schemas-centres

 

Sommaire du livre d’Armelle Géninet

 

Les « Schémas centrés »

De nouveaux outils pour mieux réfléchir

Dans des livres scolaires récemment édités, dans des documents crées par les enseignants, orthophonistes et accompagnateurs pédagogiques nous trouvons désormais des schémas plus ou moins fantaisistes, bizarrement organisés, souvent colorés, illustrés et surprenants car en rupture avec des présentations plus traditionnellement linéaires. S’agit-il d’une mode ? Quel peut en être l’intérêt ? Est-ce vraiment utile ? Pour qui ? Conviennent-ils à tous les élèves ? Ces questions sont tout à fait pertinentes, mais pourquoi ne pas les poser aussi sur des présentations plus traditionnelles ? Certes les adultes actuellement en responsabilité d’enseigner ont réussi et fait leurs preuves sans cela, réussissant souvent brillamment leurs études, s’adaptant remarquablement à tout ce qui leur était proposé et c’est encore le cas de certains élèves. Mais si la pensée des jeunes change, notre système éducatif doit suivre et proposer de nouveaux outils facilitateurs de l’apprentissage.

Le « mindmapping » diffusé en Europe par Tony Buzan dans plusieurs ouvrages* et repris sous d’autres appellations comme « schémas heuristiques », « cartes heuristiques » ou « cartes mentales » sont susceptibles de s’inscrire dans une telle démarche. Il nous semble cependant que leur utilisation précède trop souvent une nécessaire réflexion approfondie sur son rôle entre le sujet qui apprend et l’objet d’apprentissage. Si ce que nous avons choisi de nommer « schémas centrés », pour en présenter une plus grande palette de formes et de finalités, provoque encore des rejets chez des enseignants et des élèves, c’est qu’ils ont sans doute été présentés un peu légèrement. Nous devons nous poser des questions préliminaires : pourquoi ? Pour qui ? Pour quelles finalités ? Comment et Quand l’utiliser ? Nous verrons que les utilisations sont vastes et que la façon de les introduire est très importante pour que les élèves, y compris les « bons élèves », se les approprient en autonomie et en tirent le plus grand bénéfice et pas uniquement pour leurs parcours scolaires.

Les « schémas centrés » qui sont présentés dans cet ouvrage ont comme intérêt, outre de réconcilier espace et temps, de systématiser la création de liens logiques ou originaux incontournables de l’accès à la mémorisation, la compréhension et la réflexion.  Ils permettent la création de nouvelles connections neuronales, leur stabilisation afin de créer de nouveaux réseaux de neurones. Ils peuvent prendre des formes différentes en fonction du sujet traité, de la personne qui les réalise, de la (ou les) personne(s) à qui ils sont destinés, des gestes mentaux sollicités.

Cet ouvrage présente des formes différentes de schémas centrés ainsi qu’un « catalogue » d’utilisations pédagogiques et didactiques possibles.